Le crowdfunding sans plateforme : c’est possible !

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Lorsque l’on souhaite organiser une campagne de crowdfunding, deux solutions s’offrent aux porteurs de projets : faire appel aux plateformes classiques (ex : Ulule ou KissKissBankBank) ou alors recourir à un système de plateforme en marque blanche (ex : Mipise).

Mais il existe une troisième voie : créer sa propre plateforme.

C’est la solution choisie par le (très) sympathique Alexandre Mourot pour financer son film « le maitre est l’enfant » qui a déjà séduit plus de 800 internautes.

Pourquoi (et comment) faire du crowdfunding sans plateforme ?

De l’aveu même du porteur de projet : parce que les plateformes actuelles ne lui ont prêté aucune attention. Malgré le travail considérable déjà réalisé et les très nombreux soutiens dont il dispose, on lui a bien fait comprendre qu’il ne serait qu’un projet parmi d’autres.

Alexandre Mourot a analysé cela comme : « les plateformes utilisent les projets pour se mettre en avant et non le contraire ». Là-dessus, il n’a pas franchement tort…

Logo WordPress

Pour cette campagne, la plateforme a été créé avec des outils très simples comme WordPress !

En général les porteurs de projet qui souhaitent se passer des plateformes traditionnelles font appel à un système de plateforme en marque blanche. Mais ce n’est pas le cas ici.

Alexandre Mourot, qui de son propre aveux ignorait l’existence de tel système, a mis les mains dans le cambouis et a créé sa propre plateforme avec… WordPress (et son célèbre plug-in WooCommerce) !

Et le résultat est spectaculaire et tout à fait conforme à ce que l’on attend d’une plateforme de crowdfunding !

Alexandre Mourot – Maria Montessori: des militants de l’enfance

Un père qui se rappelle à quel point l’école est un broyeuse et qui refuse cette violence pour ses propres enfants. Le profil d’Alexandre Mourot ressemble à celui de beaucoup de parents en France.

Montessori crowdfunding

Maria Montessori, créatrice de la méthode pédagogique qui porte son nom

A force de recherche, il a découvert la méthode d’enseignement dite « Montessori » qui replace l’enfant au centre du système éducatif, au lieu d’y placer l’enseignant comme cela se pratique en France.

En discutant avec Alexandre Mourot, j’ai été véritablement touché par l’amour et la sacralisation de l’enfance qui émane de lui. Et par l’horreur que lui inspirent les violences scolaires ordinaires et la compétition instaurée entre les gamins dès le plus jeune âge.

Loin d’être un simple documentaire, son film se veut un acte militant pour la défense du bienêtre de l’enfant et de l’égalité des chances.

Une campagne dans l’air du temps

Entre violences scolaires et performances en chute libre, l’école traditionnelle fait débat. Il faut dire que les gamins semblent systématiquement pris en otage entre l’administration et les syndicats de la fonction publique.

Et les parents restent totalement impuissants face à ce mépris de l’enfant réduit à un simple moyen de pression salarial.

financement participatif montessori

Depuis quelques années, les internautes multiplient les recherches concernant les méthodes alternatives d’enseignement

Aujourd’hui, les enfants servent uniquement d’alibi pour justifier l’emploi de plus d’un million de salariés. Or cela devrait être l’inverse non ?

Partant de ce constat, beaucoup de parents inquiets cherchent à se tourner vers des méthodes d’enseignements alternatives dont la pédagogie Montessori. On remarque d’ailleurs que les recherches Google sur ce thème explosent depuis quelques années.

On ne sera donc pas étonné de constater que la campagne de crowdfunding « Montessori – le film » cartonne.

Une expérience de crowdfunding qui soulève beaucoup de questions

Et oui parce qu’on peut légitimement se demander si Alexandre Mourot collecterait plus sur une plateforme traditionnelle. Quand on voit l’engouement actuel pour la campagne, cela ne parait pas évident du tout.

De plus, cela pose la question des plateformes en marque blanche.

Pourquoi y recourir alors que l’on peut faire aussi bien avec des outils très simples ? D’autant plus que ces plateformes ne coutent pas franchement moins cher que les autres.

C’est à ce genre de signe que l’on voit que le marché du crowdfunding n’a pas fini d’évoluer et que les standards du futur ne sont pas nécessairement déjà existants.

A votre avis, les plateformes sont-elles l’avenir du crowdfunding ou bien simplement des outils de transition destinées à disparaitre avec le temps ?

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